HAITI - POLITIQUE: Le Premier ministre haïtien destitué... lire la suite
Le Premier ministre, Francois Fillon, a recu, avec Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville et Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarites actives contre la pauvrete, le "collectif des associations unies pour une nouvelle politique du logement des personnes sans-abri et mal logees" suite a la remise, ce jour, du rapport du depute en mission Etienne Pinte relatif a l’hebergement d’urgence et l’acces au logement des personnes sans-abri ou mal logees. Le Premier ministre a detaille les engagements pris lors de la rencontre du 29 janvier 2008. Desormais, les capacites d’hebergement d’urgence sont de 96 240 places soit un niveau jamais atteint en France. A titre d’exemple, en Ile de France, les capacites sont de 29 777 places contre 27 800 l’an passe. Grace a la mobilisation de credits a hauteur de 1 080 millions d’euros (contre 600 millions d’euros en 2002), toutes ces places sont financees et 39 projets innovants d’hebergement (intermediation locative, creation de maisons relais...) sont valides pour etre prochainement ouverts a l’accueil du public. Enfin, le Premier ministre a annonce 50 millions d’euros en plus cette annee, pour le programme consacre a l’inclusion sociale. Compte tenu de la situation particuliere de la region Ile-de-France, il a ete demande aux prefets de liberer 15 % des places d’hebergement en permettant aux personnes qui le souhaitent d’acceder a un logement social et plusieurs centaines de logements seront mis a disposition soit par acquisition soit par intermediation locative. Enfin, un effort sera fait sur l’habitat indigne grace notamment au programme national de requalification des quartiers anciens degrades contenu dans le projet de loi sur le logement.
Depuis six mois, le Gouvernement, travaille dur pour moderniser la France. Nos objectifs sont eleves, ils sont en meme temps assez simples a comprendre : on veut remettre notre pays au niveau de nos principaux partenaires, on veut relancer la croissance, on veut reduire le chomage et on veut reequilibrer nos finances publiques. Ce ne sont pas des objectifs inatteignables. Pourquoi est-ce que la France serait le seul pays europeen condamne a avoir moins de croissance que les autres ? Est-ce que nous aurions moins de richesses, moins de genie, moins de culture, moins de savoir-faire, moins de tradition ? Evidemment non ! On en a plutot plus que les autres. Et pourtant, on a regulierement, depuis 30 ans, 1 point de croissance de moins que les pays europeens les plus efficaces. Reduire le chomage, est-ce que c’est a notre portee ? Les autres l’ont fait. Le taux de chomage de tous les grands pays europeens aujourd’hui est proche du plein emploi. Nous, nous avons enregistre, ces deux derniers mois, des resultats exceptionnels. Nous sommes aujourd’hui, avec un taux de chomage de l’ordre de 8 %, a un niveau qui est historiquement bas depuis 1982. C’est le meilleur resultat depuis 1982. Eh bien, meme avec ce resultat, nous sommes 25eme des pays europeens en terme de performance en matiere de chomage. C’est dire si on a encore une grande marge de progression devant nous. Et puis enfin, ramener nos comptes a l’equilibre. La aussi, cela fait 33 ans que nous n’avons pas connu un budget en equilibre. Cela fait 33 ans qu’on s’endette pour financer nos depenses de fonctionnement. Eh bien la encore, pour beaucoup de Francais qui sont nes avec cette situation, ils ont l’impression que cela peut durer toujours. Nous savons bien que ca ne peut pas durer toujours, et surtout quand on regarde autour de nous, on voit d’autres pays europeens, qui etaient dans une situation pire que la notre, et qui aujourd’hui ont des excedents budgetaires. J’etais il y a quelques jours en Suede : le Premier ministre suedois me disait : "moi, mon probleme, c’est de savoir ce que je vais faire de mes excedents budgetaires". Franchement, je suis pret a changer tout de suite la situation difficile qui est la sienne avec la mienne. Sous l’impulsion du president de la Republique, si nous tenons nos engagements de campagne, si nous pratiquons l’ouverture politique, et si nous lancons reformes sur reformes, c’est parce qu’on veut reenclencher la confiance. La premiere chose, c’est d’obtenir la confiance de nos concitoyens dans leurs institutions, dans leur systeme politique. Je viens de parler longuement avec les responsables de la police du departement et de la ville ; c’est vrai que c’est difficile pour eux et ils me disaient de facon un peu decouragee : "les gens ne nous respectent pas". Il faut retablir la confiance dans l’autorite, retablir la confiance dans les institutions et c’est le role des responsables politiques et la meilleure facon de retablir la confiance, c’est de tenir ses engagements. C’est parce que, dans le passe, on n’a pas suffisamment les uns et les autres tenus nos engagements que la confiance dans le systeme politique, dans les institutions, dans al puissance publique, s’est affaiblie. La mondialisation et la competition internationale constituent une realite. Ceux qui pensent ou qui disent qu’on peut l’esquiver racontent des histoires. Mais cette realite n’implique pas pour autant de renoncer a toute politique industrielle. La France n’a pas vocation a voir disparaitre toutes ses industries ; elle a vocation a en developper de nouvelles, dans des secteurs nouveaux. C’est exactement la meme approche que celle que nous voulons pour renover nos villes : politique industrielle et politique urbaine, voila deux leviers complementaires d’un volontarisme public renouvele. Ameliorer le cadre de vie, c’est une condition indispensable pour attirer des entreprises, c’est une condition indispensable pour redynamiser le centre-ville, pour reenclencher une dynamique commercante, bref, pour donner aux habitants une confiance en l’avenir. Notre effort est global. Nous renovons les zones urbaines qui en ont besoin. Nous renforcons les moyens pour assurer la securite des habitants. J’ai rencontre, je le disais tout a l’heure, les forces de police ce matin. Je veux a nouveau leur rendre hommage : elles accomplissent un travail remarquable, difficile, pour combattre la delinquance, pour elucider les faits commis, pour ameliorer l’accueil des victimes. Face a la violence et aux voyous, notre politique est tres claire : c’est la fermete et l’autorite republicaine. Soutenir la reconversion de Saint-Etienne, c’est donc reequilibrer vers l’Ouest l’armature urbaine Rhone-Alpine. C’est aider l’ensemble constitue par vos deux villes a former un pole coherent. C’est lui permettre de rayonner et d’accomplir son destin europeen. C’est donc une priorite de notre politique d’amenagement du territoire.
Nous venons de faire avec le Premier ministre, Monsieur Rasmussen, un tour d’horizon des questions europeennes, mais aussi des questions bilaterales et des questions internationales. Vous savez que le Danemark est pour la France un modele d’organisation economique et sociale. Beaucoup d’hommes politiques francais s’y sont rendus et je n’ai pas echappe a cette regle pour inspirer les reformes que nous conduisons. J’ai donc decrit au Premier ministre danois l’ensemble de ces reformes, la reforme de la fiscalite, la reforme destinee a rendre le travail plus incitatif, la reforme du marche de l’emploi, la reforme des services publics, la reforme de l’Etat. La richesse de nos echanges politiques et culturels est remarquable. Je veux d’ailleurs souligner, monsieur le Premier ministre, a ce sujet, a quel point l’exposition "Quand Versailles etait meuble d’argent", qui etait une exposition composee pour l’essentiel de meubles et d’objets fournis par la maison royale du Danemark, a rencontre un tres grand succes en France. Voila. Et puis enfin un petit mot pour dire que tout notre echange s’est passe en francais et je voudrais en remercier le Premier ministre danois, qui maitrise notre langue d’une facon impressionnante et exemplaire.
En 2008, la democratie n’est pas seulement politique, elle est aussi sociale. J’ai adresse, en juin, aux partenaires sociaux un document les invitant a travailler sur la question de leur representativite comme sur celle de la validation des accords interprofessionnels, de branche ou d’entreprise. C’est un sujet capital, c’est un sujet qui orchestre l’ensemble des relations sociales dans notre pays. La negociation entre partenaires sociaux doit commencer le 24 janvier et elle devra aboutir au printemps. Je veux vous dire que c’est un sujet qui me tient a cœur. J’avais deja, en 2004, fait progresser les regles qui regissent le dialogue social. Insuffisamment, je le reconnais, mais en tout cas plus que n’importe quel autre ministre du Travail depuis trois decennies. Je ne laisserai pas ce dossier difficile mais vital se perdre dans les sables. Votre responsabilite de journaliste est importante parce que nous estimons que notre responsabilite politique l’est plus que jamais. Monsieur le Premier ministre, comment jugez vous le climat politique de ce debut d’annee? Le president de la Republique a propose aux Francais une politique de civilisation, qu’est-ce que c’est, monsieur le Premier Ministre, qu’une politique de civilisation? Il y a la definition qu’en propose Edgar Morin, il y a celle de Francois Hollande - "La civilisation, ca rapporte combien?", qui en dit assez long sur la qualite du debat ideologique au sein du Parti socialiste-, et puis il y a la mienne: la politique de civilisation, c’est l’idee de lier le progres d’une civilisation, sa construction, son rayonnement et le bien etre des individus qui composent la societe. Le progres pour chacun resulte non seulement de ses talents, de son dynamisme de son esprit d’entreprendre mais aussi d’une construction sociale et de valeurs qui le portent et qui lui donnent la force de batir sa vie. Au fond, la politique, c’est la question de la condition humaine. Et permettez-moi, apres Edgar Morin de citer Andre Malraux, qui disait: "On peut construire des voitures, on peut construire des fusees mais la question reste toujours la meme: quel type d’homme va-t-on mettre on dedans?". Monsieur le Premier ministre, la politique de civilisation, c’est un peu conceptuel; est-ce que ce n’est pas une maniere d’echapper a l’evaluation des resultats sur laquelle vous vous etes engages? Vous etes bien optimiste, monsieur le Premier ministre! La question du pouvoir d’achat est au cœur des preoccupations du Gouvernement et du president de la Republique, dont je vous rappelle d’ailleurs qu’il a ete le premier a l’evoquer durant la campagne electorale. Pourquoi est-ce qu’il y a un probleme de pouvoir d’achat dans notre pays? "Parce que les salaires sont trop bas", aurait dit monsieur de La Palice! Pourquoi les salaires sont trop bas? Parce qu’ils ont ete ecrases depuis plusieurs annees par la diminution du temps de travail, par le choix qui a ete fait de diminuer le temps de travail, parce que le chomage est trop eleve, et que quand on est sur un marche de l’emploi où il y a trop de chomage, naturellement, il y a une pression qui s’exerce sur les salaires. J’ai ete le ministre du Travail qui a le plus augmente, sous le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin le SMIC, 17 %. Je n’ai pas le sentiment que cette augmentation du Smic ait eu les resultats que nous en attendions. Elle a surtout eu pour resultat d’augmenter considerablement le nombre de Francais qui sont aujourd’hui payes au salaire minimum. Notre politique a nous vise a repondre a toutes les questions en meme temps: La deuxieme priorite, c’est l’augmentation des salaires Mais nous, nous voulons augmenter les salaires en augmentant le temps de travail. C’est la decision qui a ete prise sur les heures supplementaires. Je voudrais vous dire que 40% des entreprises francaises ont deja beneficie de ces dispositions qui representent les deux tiers de l’effort fiscal decide en juillet 2007. On va augmenter la participation et l’interessement, notamment dans les petites entreprises et on va conditionner des allegements de charges a une politique salariale dynamique et moderne. Je veux vous dire qu’il ne s’agit pas d’une politique de rigueur, il s’agit simplement d’une politique serieuse. La reduction du chomage, la reforme de l’ecole primaire, la lutte contre l’immigration clandestine, la politique de la ville, sont evidemment des elements essentiels d’une politique d’integration des quartiers. Mais il n’en reste pas moins qu’une politique specifique aux quartiers les plus defavorises est absolument necessaire. Cette politique s’articulera autour de trois idees principales: Monsieur le Premier ministre, vous avez decide de noter les ministres? Que deviendront ceux qui auront de mauvaises notes? Je crois depuis longtemps que la crise de confiance politique que notre pays a traverse est liee au non respect des engagements. Il est donc absolument indispensable de nous doter des instruments qui nous permettent de mesurer, mois apres mois, Que nous tenons les engagements que nous avons pris. Ce ne sont donc pas les hommes ou les femmes qui seront evalues, mais les politiques, ministere par ministere. Et si ces politiques seront evaluees, ce n’est pas pour sanctionner, ce n’est pas pour controler c’est au contraire pour soutenir et pour aider. La regle dans le passe, c’etait le renoncement et la denaturation des engagements. Eh bien il faut changer de methodes. L’evaluation est un outil. Parce que nous avions besoin d’une expertise exterieure pour definir des methodes d’evaluation a laquelle l’administration n’etait pas habituee. Mais je veux vous dire que l’evaluation ne sera pas conduite par un cabinet prive, elle sera conduite par les services du Premier ministre, avec le concours d’Eric Besson dont c’est justement la responsabilite. Etes-vous un Premier ministre heureux?
C’est afin de saluer le role du droit europeen que j’ai profite de ma rencontre avec Jean-Claude Juncker vendredi dernier a Luxembourg pour accomplir la premiere visite d’un Premier ministre francais aupres de la Cour de Justice de l’Union europeenne Faut-il le rappeler? J’ai ete moi-meme contre le Traite de Maastricht - traite imparfait, dans lequel les avancees economiques de la construction ne recevaient pas, selon moi, une contrepartie politique suffisante. Je n’ai pas ete le seul a redouter l’avenement d’une Europe boiteuse, incapable de gouverner comme il l’aurait fallu l’integration economique poussee qu’elle se promettait d’atteindre. Aujourd’hui, le Traite de Lisbonne leur repond et les apaise. A l’heure où l’accueil des anciens pays de l’Est exige une adaptation de nos procedures, Le Traite de Lisbonne clarifie le fonctionnement politique de l’Europe, et il en renforce opportunement les structures. Premier obstacle, la nature meme du texte. La notion de constitution paraissait redoutable, elle a disparu. Le Traite de Lisbonne complete et affine les traites existants. Il respecte le Traite sur l’Union Europeenne et le Traite sur la Communaute Europeenne, rebaptise "Traite sur le fonctionnement de l’Union", sans se placer au-dessus d’eux. Les symboles constitutionnels ont disparu. D’abord le choix d’un president du Conseil europeen, elu pour deux ans et demi renouvelables, va conferer a l’institution politique supreme un visage et une stabilite. La nomination d’un Haut Representant pour les Affaires etrangeres et la politique de securite, jouissant de moyens renforces, permettra a l’Union de developper une veritable politique exterieure commune. Une politique energetique axee sur la securite des approvisionnements. Une vraie politique commune de l’immigration - dont le chef du gouvernement espagnol a recemment appuye l’idee. Une politique europeenne de Defense digne de ce nom. Des mesures particulierement vigilantes de stabilisation et de transparence pour les marches financiers. Enfin, le lancement d’une revue generale des politiques europeennes, de leur efficacite et de leur cout, analogue a la revue generale des politiques publiques que mon Gouvernement mene en France. Pour nous consacrer de maniere durable a la preparation de l’avenir, et mettre en œuvre les choix les plus clairs des Francais, il n’y a plus qu’un texte a ratifier. La France, future presidente, sera largement responsable de la mise en œuvre technique et politique du Traite au 1er janvier 2009.
Le Premier ministre a propose les orientations suivantes: En matiere de remunerations, a partir des discussions menees ces derniers mois, le Gouvernement va prochainement fournir des propositions portant sur les diverses composantes de la remuneration et du pouvoir d’achat. Le premier ministre souhaite que ces propositions fassent l’objet de discussions bilaterales pour aboutir a une reunion conclusive le 18 fevrier. Le Premier ministre a rappele en conclusion son attachement a une forme de dialogue social renouvelee et constructive, dont le seul but soit l’interet conjoint des fonctionnaires et des usagers du service public.
Je retrouve aujourd’hui un pays qui m’a beaucoup marque lorsque je l’ai visite, il y a quelques annees. C’etait en 1993. J’etais alors ministre de l’Enseignement superieur et de la Recherche. Et j’accompagnais le president Francois Mitterrand, venu saluer l’espoir suscite par votre recente independance. Je me rappelle avoir eu le sentiment de decouvrir un pays attachant, un pays fier, un pays au potentiel exceptionnel. Eh bien, je constate quelques annees apres, que cette intuition etait fondee. Nous voulons multiplier les contacts, les echanges economiques, militaires, culturels, techniques, scientifiques, politiques, administratifs. C’est bien l’objet du partenariat strategique dont j’ai lance ce matin les travaux avec le Premier ministre Massimov. Ils doivent maintenant davantage unir leurs efforts, notamment a l’occasion de la presidence francaise de l’Union europeenne. Le ministre des Affaires etrangeres et europeennes, Monsieur Kouchner, se rendra au printemps a Astana et fera des propositions dans ce domaine. A cet egard, la politique du Kazakhstan est une politique equilibree puisqu’elle cherche a diversifier ses voies d’evacuation des hydrocarbures. La recherche et l’innovation sont au cœur de la politique economique de mon Gouvernement. Nous developpons actuellement des instruments tres efficaces - les poles de competitivite - qui favorisent le travail commun entre les scientifiques et les entreprises. De notre cote, nous menons de pair une politique active de non-proliferation et en meme temps de cooperation en matiere de nucleaire civil. En 2010, le Kazakhstan presidera l’Organisation pour la securite et la cooperation en Europe. C’est une responsabilite majeure. Les regards seront tournes vers vous. Vous serez le premier Etat de la Communaute des États independants a assumer cette charge. La capacite du Kazakhstan a devenir le modele qu’il veut etre en matiere de droit et de bonne gouvernance constituera donc un exemple pour toute l’Asie centrale tout entiere. L’Union europeenne, c’est aujourd’hui 27 Etats membres, 490 millions d’habitants, c’est le premier exportateur mondial, avec un PIB superieur a celui des États-Unis, et une monnaie qui est desormais une reference mondiale. L’Union europeenne est donc aujourd’hui un acteur majeur de la mondialisation. Et dans cet esprit, j’estime que le Kazakhstan a vocation a etre un partenaire de premier plan de l’Union europeenne. L’Europe a deja engage un dialogue tres nourri avec l’Asie centrale - et particulierement avec votre pays-, notamment en matiere de politique strategique, de securite energetique, et de cooperation industrielle. Il faut poursuivre cet effort. Et comme vous le savez, a partir du 1er juillet 2008, c’est la France qui aura le privilege pendant six mois de diriger l’Union europeenne. Nous souhaitons que cette presidence nous permette d’accelerer le rapprochement entre l’Asie centrale et l’Europe.
Je suis venu, en effet, pour la premiere fois, s’agissant d’un Premier ministre de la Republique francaise, depuis bien longtemps, visiter la gendarmerie. A la fois, le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale, le prestigieux GIGN, que le monde entier nous envie, et qui est un sujet de fierte, a la fois pour nos armees, pour la gendarmerie et pour notre nation tout entiere. Et puis, la gendarmerie departementale de l’Eure. C’est pour moi, l’occasion de redire combien la lutte contre la delinquance, la lutte contre l’insecurite, les progres accomplis en matiere de securite routiere, sont essentiels, et demeurent au cœur de la politique du Gouvernement. Ce n’est pas parce que nous avons progresse sur ces sujets, et que donc, ils sont moins presents dans les preoccupations des Francais, qu’il faut relacher l’effort. C’est bien parce que Nicolas Sarkozy, depuis 2002, a impulse une nouvelle dynamique a la politique de securite que nous avons aujourd’hui les resultats que nous connaissons, et que, du coup, les Francais considerent que la securite est une preoccupation moins importante qu’une autre. Naturellement, Jean-Pierre, le Premier ministre sera tres attentif aux demandes qui sont celles de la ville d’Evreux, et aux demandes qui sont celles du departement de l’Eure pour se doter des equipements dont il a besoin pour se developper. Je pense a la deux fois deux voies ou aux equipements culturels et sportifs. Et s’agissant des equipements sportifs, je crois que demain, j’aurai l’occasion de prendre les decisions de financement, en matiere notamment, de FNADT, qui permettront a la ville d’Evreux d’obtenir ce qu’elle souhaite, et de realiser ses projets. Je veux dire que la generosite du Premier ministre a l’egard de la ville d’Evreux est deja tres grande puisque je vous ai donne le meilleur directeur d’hopital que je connaisse! Et je veux vous le recommander puisqu’il est tellement bon d’ailleurs, que dans la Sarthe, où il a sevi pendant longtemps, il avait reussi l’exploit de diriger deux hopitaux a la fois. Donc il va etre sous-employe ici a Evreux, puisqu’il n’en dirigera qu’un seul! Nous voulons ramener nos finances publiques a l’equilibre. La encore, beaucoup d’autres pays europeens l’ont fait dans un delai tres court, et se trouvent aujourd’hui dans une situation bien plus confortable que la notre. Je vois defiler a l’hotel de Matignon beaucoup de chefs de gouvernement de toute l’Europe et certains d’entre eux me confient que l’une des difficultes qu’ils rencontrent aujourd’hui, c’est la difficulte de repartir les excedents budgetaires parce que tout le monde veut sa part des excedents budgetaires. Je les regarde en me disant que le jour où le Premier ministre francais n’aura plus comme souci que celui de repartir les excedents budgetaires, c’est que notre pays aura fait des progres considerables. Eh bien on y arrive en conduisant une politique economique qui est inspiree par trois principes tres simples: pour avoir de la croissance, il faut travailler plus; pour avoir de la croissance, il faut investir plus; et enfin, pour avoir de la croissance, il faut depenser moins. Alors peut-etre certains trouveront que cette politique economique est un peu simple, mais je suis un paysan sarthois et je pense que travailler plus, investir plus et depenser moins, c’est une bonne politique economique, qui est valable quel que soit le contexte economique et social international. Voila, mesdames et messieurs, pourquoi je voulais remercier les parlementaires qui sont autour de moi, et qui ont une grosse part de responsabilite dans la mise en œuvre de ce projet. Je voulais leur dire, et vous dire, que pour reussir les reformes, il faut l’energie et la determination du president de la republique. C’est d’ailleurs sans doute parce qu’il a cette energie et cette determination qu’il attire aujourd’hui tant de critiques, dont certaines d’ailleurs sont indecentes et insupportables parce qu’elles n’ont rien a voir avec la politique et qu’elles n’ont rien a voir avec l’ethique qui devrait etre celle de ceux qui commentent l’actualite. Eh bien, je veux vous dire que nous sommes tous rassembles derriere le president de la Republique, avec le Gouvernement, avec la majorite, pour mettre en œuvre les reformes dont notre pays a besoin, et dont la reussite, ici, de l’equipe municipale a Evreux est un exemple.
A mon sens, c’est la premiere fois que le president de la Republique, le Premier ministre et la totalite des ministres vivent au quotidien avec les technologies de l’information et de la communication. Depuis mon premier ordinateur, un Toshiba T3100, je n’ai pas cesse d’etre passionne. Ministre de la recherche en 1993, puis des postes et telecommunication en 1995, je sentais que la "3eme revolution industrielle" que l’on esperait depuis les crises petrolieres viendrait d’internet et des TIC. Un jour, je recois un haut responsable des telecoms qui me parle pendant tout l’entretien du minitel. Je lui demande: "Et internet, qu’en pensez-vous?". Et la, mon interlocuteur me repond avec aplomb: "Monsieur le ministre, l’internet est une mode, ca ne durera pas."... Certains ont commence a opposer frontalement le secteur de l’audiovisuel a celui des communications electroniques, alors que l’objectif premier de la reforme n’est autre que de renouer avec la qualite de l’audiovisuel public. Le premier reflexe est - naturellement et legitimement - defensif. Ce qui fait qu’internet est souvent vu comme une menace. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de defenseurs du seul audiovisuel, ce n’est pas de defenseurs des seuls reseaux: c’est de defenseurs du numerique! Et vous pouvez compter sur moi pour etre le premier d’entre eux. Notre politique du numerique s’appuiera sur les poles de competitivite. Notre politique du numerique s’appuie, naturellement, sur notre investissement massif en faveur de l’intelligence. Definir un cadre favorable: c’est le B.A-BA d’une politique numerique.
Le 7 octobre 2001, les Etats-Unis engageaient les operations militaires, epaules, notamment, par la France qui avait ouvert son espace aerien, noue une cooperation navale, offert son appui en matiere de renseignements. Le 3 octobre 2001, Lionel Jospin, alors Premier ministre, venait dans cet hemicycle pour exposer la position francaise suite aux attentats du 11 septembre. Puis, le 21 novembre, il venait preciser les termes de la€™engagement de la France en Afghanistan. Depuis, cette participation na€™a cesse da€™evoluer en fonctions des besoins et des circonstances. Sur la demande de votre President, Bernard Accoyer, et de la€™opposition, le president de la Republique a souhaite que la representation nationale soit informee de la politique de la France en Afghanistan. Il a voulu ce debat afin da€™eclairer les decisions que prendra notre pays; decisions qui ne sont pas encore arretees. Cinquante ans apres la creation de la Ve Republique, il vous sera cependant bientot propose de renforcer le role du Parlement en matiere de politique etrangere et da€™intervention militaire. Qua€™elles pourront le faire egalement sur les sujets de politique etrangere. Je ne doute pas que ces dispositions feront la€™unanimite sur vos bancs! adoption da€™une strategie politique partagee;