Un nouveau logiciel de recueil et de traitement des informations liées aux infractions, expérimenté depuis janvier dernier, est en plein coeur d'une polémique. Il apparait en effet qu'Ardoise, c'est son nom, laisse apparaitre des données sensibles et nomin... lire la suite
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Un nouveau logiciel de recueil et de traitement des informations liees aux infractions, experimente depuis janvier dernier, est en plein coeur d'une polemique. Il apparait en effet qu'Ardoise, c'est son nom, laisse apparaitre des donnees sensibles et nomin
ARDOISE : Application de recueil de la documentation operationnelle et d'informations statistiques sur les enquetes. Un nouveau logiciel (Police-Gendarmerie), qui doit entrer en service des le mois de mai, et souleve une vive polemique. Remplacant le LRP (l'ancien systeme de redaction), ARDOISE sera egalement connecte au STIC (Systeme de traitement des infractions constatees). Le risque de voir la naissance de fichiers categoriels s'etale...
La ministre de l'Interieur Michele Alliot-Marie a decide mardi de suspendre l'experimentation du tres controverse logiciel de police "Ardoise" qui avait ete juge discriminatoire par des associations et un syndicat de police.
Le Police et la Gendarmerie Nationale utiliseront prochainement un nouveau logiciel qui entrera en service en mai. Ce dernier suscite deja la polemique : Ardoise permettra la construction d’une base de donnees contenant des informations tres personnelles. David Barbas, secretaire national du Syndicat national des officiers de police, a qualifie de “scandaleux” cette nouvelle infrastructure. La Halde, immediatement saisie, a transmis le dossier a la CNIL, qui rendra un avis le plus rapidement possible.
Il provoque le malaise jusque dans les rangs de la police. Le logiciel Ardoise sert a enregistrer des informations sur les personnes impliquees dans des enquetes, en particulier leur orientation sexuelle, leur handicap ou leur appartenance syndicale. La Cnil est saisie.
C'est une Ardoise dont se serait bien passe le ministere de lInterieur puisque cest le nom d'un nouveau logiciel police-gendarmerie qui devrait entrer en service en mai et suscite deja une vigoureuse polemique. Selon un syndicaliste policier, ce sont des collegues en stage de formation sur cet outil informatique qui ont donne lalerte : le policier utilisant ce logiciel lors dun depot de plainte est en effet invite a cocher, par exemple, sur permanent syndical, sans domicile fixe, homosexuel. Ces mentions sont destinees a cerner les victimes et les mises en cause, selon les concepteurs dArdoise. Scandaleux, retorque David Barbas, secretaire national du Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire). Si rien ne change, nous demanderons a nos adherents de ne pas remplir les cases qui posent probleme. Le Collectif contre lhomophobie a saisi sur le sujet la Haute autorite de lutte contre les discriminations (Halde) et la Commission nationale de linformatique et des libertes (Cnil).
Michelle Alliot-Marie a decide mardi de suspendre l'experimentation du logiciel Ardoise, utilise depuis janvier dans plusieurs services de police, et juge discriminatoire par des associations. Le systeme Application de recueil de la documentation operationnelle et d'information statistique sur les enquetes (Ardoise), appele a remplacer l'ancien Logiciel de redaction des procedures (LRP) datant de 1995, a suscite dernierement la polemique du fait des donnees sensibles, classees par rubriques, mises a la disposition des enqueteurs : afin de cerner la victime ou l'auteur presume des faits, le policier est ainsi invite a cliquer sur des qualificatifs tels que mineur en fugue, sans domicile fixe, personne agee, permanent syndical, membre d'une secte, transsexuel ou homosexuel. Elle a ajoute avoir entame une reflexion, avec l'expertise de la direction centrale de la police judiciaire, pour reetudier ces points et leur eventuelle pertinence reelle avec les besoins des enquetes.
La ministre de l'Interieur Michele Alliot-Marie a decide de "suspendre" l'experimentation du logiciel de police "Ardoise" juge discriminatoire par des associations. Ce logiciel, destine a alimenter un futur fichier commun police-gendarmerie, devait mettre en evidence un certain nombre de donnees et de profils, classes par rubriques et destines, selon ses concepteurs, a "cerner" la victime ou le presume auteur des faits. Ce sont ces rubriques qui ont suscite un tolle : le policier est invite a cliquer par exemple sur "mineur en fugue", "sans domicile fixe", "personne agee", "permanent syndical", "membre d'une secte", "transsexuel" ou "homosexuel".