Fadela Amara dit qu'elle ne votera pas Nicolas Sarkozy en 2012 Par Rédaction, jeudi 03 janvier 2008 à 11:48 :: Politique :: #3190 :: rss... lire la suite
Le president Nicolas Sarkozy a installe au debut de ce mois la commission chargee de proposer le 1er novembre un plan national en faveur de la recherche et de l'accueil des malades d'Alzheimer, au nombre de 860.000 en France. Le plan Alzheimer a vocation a etre mis en oeuvre au debut de l'annee 2008 avec deux objectifs prioritaires : le developpement de la recherche pour arriver a un diagnostic valide et un traitement efficace, et la prise en charge des malades. "Quand la maladie s'installe, chaque patient, chaque famille doit pouvoir trouver un mode de prise en charge adapte", affirme Nicolas Sarkozy dans sa lettre de mission. "Chantier presidentiel", avec le cancer et les soins palliatifs, la lutte contre la maladie d'Alzheimer a ete declaree "grande cause nationale" de l'annee 2007. Le vieillissement de la population, mais aussi les progres dans la connaissance de la maladie et de son diagnostic precoce, ont fait grimper la courbe du nombre de cas Alzheimer de quelque 350.000 estimes en octobre 2001 a 860.000 aujourd'hui. C'est desormais la premiere cause de dependance des personnes agees et le nombre de malades pourrait passer a 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040, selon un rapport publie en 2005 par l'Office parlementaire d'evaluation des politiques de sante (Opeps). Compte tenu de la duree de la maladie avant la perte de l'autonomie, la majorite des malades sont suivis a domicile par les proches, souvent confrontes a de grandes difficultes morales et financieres, ainsi qu'au manque de structures d'accueil temporaire et de places en etablissements qui soient adaptees a la maladie.
La Secretaire d'Etat a la politique de la ville declare dans une interview publiee par Le Point qu'elle ne votera pas pour Nicolas Sarkozy lors des presidentielles de 2012. " "Je suis une femme de gauche qui est entree dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence" tient-elle a preciser. Le president serait meme informe de ses intentions. A l'heure où il est d'actualite d'evoquer un eventuel remaniement Fadela Amara pressent-elle deja le souffle du boulet ?
Sous la protection d'un cordon de CRS et escorte par la ministre de l'Interieur Michele Alliot-Marie, le chef de l'Etat a vante aupres des jeunes le futur plan banlieue prepare par sa secretaire d'Etat Fadela Amara, qui doit etre devoile le 8 fevrier. Le dialogue s'est deroule dans une ambiance detendue, les personnes presentes se bousculant pour se faire photographier aupres du president. «L'idee, c'est qu'on va vous donner l'occasion de travailler ou d'avoir une formation», a explique le chef de l'Etat. «Une derniere chance, alors?», lui a retorque un jeune homme. «Pas une derniere, mais une premiere! Parce que je pense que vous n'avez pas eu beaucoup de chance», a repondu Nicolas Sarkozy. «Ceux qui veulent travailler, on va les aider», a-t-il promis. Mais «il faut que vous preniez l'habitude de vous lever pour aller travailler». Nicolas Sarkozy a assure qu'il reviendrait en banlieue dans 15 jours.
Ce rapport, qui a suscite des reactions contrastees , propose les recettes censees permettre a la France d'obtenir le fameux point de croissance supplementaire que M. Sarkozy s'est engage a aller chercher. Nicolas Sarkozy a vante le "constat parfaitement raisonnable" de la commission, le resumant ainsi: "dans un monde qui change a tres grande vitesse, la France a pris du retard alors qu'elle dispose d'atouts exceptionnels". "Les Francais sont attaches a la legitimite historique des departements", a fait remarquer Nicolas Sarkozy pour s'opposer a cette mesure.
"Je pense toujours que la Guyane n'a pas le choix entre l'or, d'une part, et la preservation de l'environnement d'autre part", a-t-il explique. Mais "si j'avais laisse ce projet se faire, nous aurions porte atteinte de facon irremediable, a un patrimoine naturel considere comme unique", a-t-il plaide. "Il fallait faire un choix. J'ai choisi de ne pas autoriser ce projet (...) je voudrais faire de la Guyane un territoire exemplaire en matiere ecologique", a justifie Nicolas Sarkozy. "Ici, nous devons demontrer que nous sommes capables de concilier ces deux exigences que sont le developpement du territoire et le respect de notre planete", a-t-il insiste. Lundi soir, Nicolas Sarkozy a annonce la realisation des l'annee 2008 d'un "schema departemental d'orientation miniere et d'amenagement" qui permettra de "definir le cadre d'une exploitation de l'or respectueuse des richesses de la biodiversite". Nicolas Sarkozy a justifie lundi en Guyane son recent refus d'autoriser un projet de mine a ciel ouvert a Kaw, dans l'est du departement, estimant necessaire de "concilier ces deux exigences que sont le developpement du territoire et le respect de notre planete". Nicolas Sarkozy s'est egalement prononce lundi soir a Cayenne pour l'adoption de mesures fiscales derogatoires afin d'ouvrir a la concurrence la desserte aerienne entre Paris et la Guyane, jusqu'ici monopole de la compagnie Air France/KLM. "J'ai demande a ce que, exceptionnellement et compte-tenu de la situation unique de la Guyane, on envisage favorablement la defiscalisation d'avion de toute compagnie qui souhaiterait venir faire une offre concurrente sur la ligne Paris-Cayenne", a declare le chef de l'Etat dans un discours prononce a la chambre de commerce et d'industrie de la prefecture guyanaise. "C'est un bouleversement de notre doctrine administrative, certes, mais assurer une reelle concurrence sur cette ligne est un investissement indispensable et legitime de l'Etat", a-t-il commente. "La situation actuelle n'est pas acceptable ! Quelles que soient les qualites de la compagnie qui dessert aujourd'hui la Guyane a partir de la metropole, je parle d'Air France, force est de constater qu'elle est en position monopolistique", a estime M. Sarkozy. "Ce monopole dure depuis trop longtemps, ce qui a des consequences sur les tarifs et la regularite des liaisons entre Cayenne et Paris", a deplore le president devant les acteurs economiques du departement. Nicolas Sarkozy a devoile lundi soir a Cayenne les grandes lignes du projet de loi-programme sur l'outre-mer, qui met en place dans les DOM des "zones franches globales" beneficiant de reductions d'impot allant de 50 a 80% pour les entreprises de moins de 250 salaries et de moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires. "Cette loi a pour but de creer une nouvelle dynamique economique (...) Je veux que l'outre-mer ne concoive pas son developpement simplement en termes de rattrapage par rapport a la metropole mais que l'outre-mer pretende a l'excellence, a la creation de valeur ajoutee localement et meme a la conquete des marches", a poursuivi M. Sarkozy.
L'Elysee avait annonce mardi l'envoi de cette "mission humanitaire sur place", apres une conversation telephonique de Nicolas Sarkozy avec son homologue colombien Alvaro Uribe. Nicolas Sarkozy a par ailleurs lance mardi un appel au chef des Farc pour qu'il relache immediatement Ingrid Betancourt, "en danger de mort imminente", dans un message video diffuse aux medias. Plus tard mardi, M. Sarkozy a appele le president du Venezuela Hugo Chavez -qui a obtenu la liberation de six otages- pour "faire le point avec lui" sur ce dossier. L'appel du president Sarkozy a la guerilla intervient alors que les temoignages alarmants s'accumulent sur l'etat de sante de l'ex-candidate a la presidentielle colombienne, qui souffre d'une rechute d'hepatite B.
· Sarkozy Le president Nicolas Sarkozy a reporte a jeudi prochain son intervention televisee sur TF1 et France 2 afin d'assister aux obseques du poete Aime Cesaire en Martinique, annoncent les deux chaines.
M. Sarkozy et son epouse Carla Bruni ont ete salues a leur descente d'avion par le president tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Pendant une vingtaine de minutes, le couple presidentiel, leur hote et la delegation francaise ont remonte l'avenue Bourguiba sous les banderoles louant la "cooperation fructueuse" entre Paris et Tunis et les youyous et vivats des quelques centaines de personnes. Nicolas Sarkozy et Zine El Abidine Ben Ali se sont ensuite retrouves au palais de Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, pour une premiere serie d'entretiens, conclue par la signature d'accords et de contrats qui confirment la premiere place de la France au rang des partenaires economiques de la Tunisie. De son cote, Nicolas Sarkozy a rendu un hommage appuye aux efforts accomplis par son homologue en matiere de droits de l'Homme. "Aujourd'hui, l'espace des libertes progresse. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer", a-t-il juge, refusant de se poser "en donneur de lecons". "Decues" de n'avoir pas ete recues par la delegation de Nicolas Sarkozy lors de son passage en Tunisie en juillet 2007, les ONG tunisiennes ont fait savoir qu'elles attendaient un "geste fort" du president francais sur ce terrain, dont il avait promis de faire une des priorites de sa politique etrangere.