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Renault, aux cotes d'une trentaine d'entreprises francaises, a signe avec le Ministere de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, un « Engagement national pour l'insertion professionnelle des jeunes des quartiers ». Par cet accord, et dans le cadre de sa politique menee depuis de nombreuses annees en faveur des jeunes faiblement qualifies, Renault s'engage a recruter 420 jeunes entre 2008 et 2010. L'entreprise accueillera egalement 720 stagiaires et 450 jeunes en alternance issus de quartiers socialement defavorises sur cette periode. La majorite des jeunes recrutes seront sans diplomes ou peu qualifies. Renault s'engage a favoriser leur decouverte de ses metiers et de la culture d'entreprise et a faciliter la mise en place de stages en adequation avec leur niveau de qualification. Pour ce faire, l'entreprise travaillera en etroite collaboration avec les ANPE locales. La signature de cet accord s'inscrit dans l'engagement de longue date de Renault en faveur de l'egalite des chances. Depuis 15 ans, le dispositif d'insertion professionnelle signe entre Renault et les pouvoirs publics a permis a 2500 jeunes en difficulte sur le marche de l'emploi d'obtenir un diplome tout en travaillant dans l'entreprise. Dans le meme esprit, Renault et Renault F1 Team sont partenaires du projet « Courses en Cours » qui incite depuis 2006 des jeunes de plusieurs etablissements de zones socialement defavorisees a participer a un projet original : concevoir eux-memes des mini-voitures de Formule 1 et les faire concourir lors d'une course nationale, puis internationale. D'une facon generale, Renault entretient des relations etroites avec de multiples acteurs du monde educatif. Ces liens se traduisent chaque annee par l'accueil de milliers de jeunes (alternance, stages etc.) et par l'intervention de nombreux experts metiers dans les ecoles. Mais egalement par une cooperation pedagogique avec des etablissements scolaires, qui donne lieu a des formations specifiques adaptees aux besoins de l'industrie automobile.
Le Conseil National des Missions Locales (CNML) constate une hausse de l’acces a un "emploi classique" pour les jeunes issus des ZUS, dans le cadre de l’accompagnement des jeunes dans les missions locales et les permanences d’accueil, d’information et d’orientation (PAIO) et dans le cadre des Contrats d’insertion dans la vie sociale (CIVIS).
Si ces mesures visent a "reduire l'accessibilite du produit", la campagne de communication qui debute vendredi a pour objectif de faire reflechir les jeunes aux risques lies a leurs modes de consommation. "L'alcool est trop souvent pris par les jeunes comme un produit plaisir qu'ils ont la sensation de maitriser", a commente Philippe Lamoureux, directeur general de l'Institut national de prevention et d'education pour la sante. La campagne met en scene un "nouveau produit", appele "Trop" pour montrer que boire trop conduit a "des sensations trop extremes". Le spot tele met en scene un groupe de jeunes qui s'amusent sur la plage au rythme de la bossa nova. Les bouteilles circulent, la musique deraille et la fete tourne court: vomissements, agression sexuelle, bagarre, noyade... Il sera diffuse a partir de vendredi jusqu'au 9 aout sur TF1, M6, des chaines du cable et du satellite regardees par les jeunes ainsi qu'au cinema. Pour le president de l'Association nationale des intervenants en toxicomanie, Jean-Pierre Couteron, "les spots decrivent bien le scenario, cette espece d'ambiguite de l'alcool". "Il y a quand meme une incertitude, a-t-il ajoute, c'est comment les jeunes se l'approprieront". "Il y a une limite qui apparait clairement, c'est qu'on ne dit rien sur l'ivresse des jeunes adultes", a-t-il regrette. "La phase suivante sera de modifier le regard social sur l'ivresse".
Les etudes realisees pour l'Observatoire National de l'Enfance en Danger indiquent que tous ces jeunes consideres comme "incasables" ont beaucoup de points communs. Face a eux, les institutions se sentent progressivement dans l'incapacite de repondre a leurs besoins.
L'insertion professionnelle et sociale du jeune est freinee lorsqu'il est sans diplome. Le Centre National de Documentation Pedagogique propose des problematiques pour essayer d'endiguer ce probleme:
L’association a ete pleinement partie prenante de la reflexion sur le batiment construit par l’Office public departemental HLM sur un terrain mis a disposition par la communaute de communes. La residence a coute un peu plus de 2,7 millions d’euros, finances par l’Etat, la Region et le 1% Logement ; elle comporte 58 logements, du studio au T1 bis. Cinq appartements de 38 m^2 sont reserves aux couples. « C’est un des points sur lequel nous avons attire l’attention. C’est tres difficile pour les personnes qui vivent a deux de trouver un logement a un prix abordable, surtout sur le littoral, explique Philippe Heuze en se felicitant de la cooperation avec les elus, l’OPDHLM et les architectes. Tout au long de la phase d’elaboration du projet, nous avons pu apporter notre experience afin que le foyer reponde le plus possible aux attentes des jeunes et soit un outil pour l’integration dans la vie professionnelle mais aussi dans la ville. » L’accent a notamment ete mis sur le confort et la convivialite. Chaque appartement a une terrasse ou un balcon. De nombreux services sont proposes aux residants : abris pour les velos, laverie en libre acces, espace multimedia, salles de reunions. Forte de son experience, Escalesouest compte bien multiplier les partenariats au service des residants. Pour l’elaboration du projet social, l’association a travaille avec l’ensemble des partenaires locaux : bailleurs sociaux et prives, entreprises, associations, administrations. « Nous avons fait de nombreuses reunions, note Philippe Heuze. Chaque partenaire a pu apporter sa reflexion, proposer des modifications. Notre souhait, c’est vraiment d’offrir un logement temporaire, le temps d’une formation ou de la prise d’un nouveau poste, et de faciliter l’acces des jeunes au logement autonome. Ce serait bien que la duree moyenne de sejour soit inferieure a un an. Pour cela, il faut qu’on prenne contact avec les bailleurs, prives ou publics, l’Agence departementale d’information sur le logement et les agences immobilieres locales. On va aussi essayer de travailler sur le probleme de la caution. » Un animateur a plein temps et un educateur specialise a mi-temps sont la pour aider les jeunes, faire en sorte que le sejour au foyer se passe le mieux possible, mais aussi pour preparer la sortie. « Le premier s’occupe du quotidien, de tout ce qui est vie collective, le second fait un accompagnement plus personnalise, explique Philippe Heuze. Un coordinateur de la vie sociale, a quart de temps, rejoindra l’equipe en septembre. « La personne sera chargee de referencer les manifestations qui existent sur les trois communes et de proposer des partenariats avec le FJT », ajoute Philippe Heuze qui espere que la structure devienne rapidement un lieu de vie integre a son environnement. Ouvert le 25 juin dernier, le foyer est pour l’instant rempli aux trois quarts. Des la rentree, il sera complet. « Nous accueillerons une population tres diverse : des jeunes en apprentissage, en stage ou occupant un premier emploi, des etudiants..., poursuit l’adjoint de direction d’Escalesouest. C’est essentiel qu’il y ait cette diversite pour que le foyer vive bien. Les 63 lits ne permettront pas de repondre a toute la demande mais c’etait essentiel que la structure reste a taille humaine afin que l’on puisse accompagner serieusement les jeunes. »
L’idee d’un forum destine aux jeunes a ete inspiree d’une initiative du CLJT Emilienne Moreau de Suresnes, foyer de jeunes travailleurs (FJT). « En decembre 2005, nous avons organise une soiree dans le foyer pour presenter les differentes structures aux residants, explique Franck Michel, animateur educateur. On est parti du constat que les jeunes residants avaient des reticences a se rendre aupres des differents services de la ville ou de l’administration vers lesquels on les orientait. Il y avait beaucoup d’a priori sur les structures d’aide a la recherche d’emploi ou d’accompagnement social. Certains jeunes, par exemple, n’osaient pas aller parler de leurs difficultes... » La soiree a rassemble une soixantaine de residants et permis qu’un dialogue s’instaure. La caisse d’allocations familiales, la mission locale, l’ANPE, Suresnes information jeunesse, Suresnes habitat jeunesse, les assistantes sociales de la circonscription : les representants des structures ont explique leur role, ce qu’ils avaient a proposer. Les jeunes ont pu poser des questions, decouvrir des dispositifs ou des lieux ressources qu’ils ne connaissaient pas mais aussi mettre des visages sur les institutions. Un panel de professionnels au service des jeunes La rencontre a egalement ete l’occasion pour les differents intervenants d’echanger des informations et de mieux se connaitre. « Avant, on travaillait deja en reseau mais on avait des contacts essentiellement par telephone », poursuit l’animateur. Devant le succes rencontre par la soiree, les differents participants ont evoque la possibilite de renouveler l’experience aupres d’autres publics jeune dans d’autres structures. « Helas, cela n’a pas pu se faire », explique Franck Michel. Par contre, l’initiative a suscite l’interet de la coordination des associations. Presidee par des elus, cette commission municipale souhaitait organiser une action de solidarite en direction de la jeunesse. D’où l’idee du forum. « On s’est appuye sur le reseau de la coordination mais aussi sur celui des differents partenaires pour rassembler un maximum de structures », explique Gael Cayla, directeur de Suresnes information jeunesse qui fait partie de la coordination. L’idee c’etait de regrouper un panel de professionnels susceptibles d’aider les jeunes dans toutes leurs demarches. » Rencontrer les jeunes mais aussi les autres partenaires Comme la soiree organisee au CLJT Emilienne Moreau, le forum devait aussi etre un lieu de rencontre pour les professionnels. Le matin, les intervenants se sont retrouves pour se presenter, prendre des contacts, echanger sur leurs actions respectives. L’apres-midi etait reservee a l’accueil des jeunes qui ont pu aller a la rencontre des differents acteurs, une quarantaine en tout, mais aussi assister a plusieurs conferences animees par des specialistes sur les emplois de demain, les addictions ou encore l’adolescence. Installes au sein du pole logement, les animateurs du CLJT Emilienne Moreau ont presente l’offre d’hebergement des FJT et etudie avec les jeunes demandeurs les possibilites et les conditions d’acces a un logement autonome.